Chants d’ici venus d’ailleurs

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De la Parole au Chant – D’une Culture à l’Autre

Une action à caractère social et culturel

Il arrive qu’une mélopée indienne nous évoque une mélopée andalouse, qu’une voix de femme de l’Est ressemble à celle d’une paysanne portugaise, ou qu’une vocalise celte se rapproche d’une vocalise berrichonne…Les similitudes entre différentes manifestations de folklore musical sont infinies, autant de témoignage de brassages de peuples, mais aussi d’un phénomène plus mystérieux ; peut-être la voix humaine sait-elle trouver un chemin universel pour exprimer des sentiments communs à tous…

C’est ce territoire commun que nous avons envie d’explorer.

Le public visé :

Des résidents de quartier défavorisé ayant peu accès à la culture.

Il s’agit d’un public mixte, d’origines et d’âges divers (de l’adolescence au troisième âge), ayant envie d’explorer le français oral pour certains, le chant pour d’autres, ou encore la prise de parole face à un auditoire.

Les objectifs :

- Favoriser l’échange entre français, français plus récents et immigrés.

- Favoriser l’échange inter-générationnel.

- Aider des immigrés récemment arrivés, en voie d’alphabétisation, à  s’exprimer en français, dans une démarche ludique et artistique.

- Valoriser la diversité culturelle, la mémoire du pays d’émigration, avec l’appui des chansons des participants.

- Impulser une dynamique sociale chez chaque participant, avec des répercussions concrètes dans leur quotidien après le temps de l’atelier.

- Développer une confiance en soi à travers le plaisir du chant.

Mode opératoire :

L’atelier s’inscrit dans un partenariat avec un théâtre, une association locale, ou une entreprise. La structure accueillante met en relation l’association Va Sano Productions avec des participants, afin de constituer un groupe d’une quinzaine de personnes.

L’atelier se déroule sous forme de séances hebdomadaires de deux heures, ou sous forme de stages d’une durée minimum de trois jours.

Un concert convivial est programmé dans la continuité des dernières séances. Il est éventuellement filmé, afin de conserver une trace du travail effectué.

Contenu pédagogique :

Les formatrices ont  élaboré un tronc commun d’exercices qui s’adapte à la singularité de chaque groupe.

Chaque séance débute par un moment de relaxation, d’échauffement vocal et de mise en confiance.

Les exercices abordés permettent ensuite une approche ludique des sonorités du français (jeux autour des voyelles et des consonnes), des mots nouveaux utilisés dans des jeux de dialogues et dans des mises en situations quotidiennes.

Puis, le travail se concentre autour des chansons ; un temps fort de l’atelier, qui se veut convivial.

Une création de chansons en quatre étapes :

1) Chaque participant apporte une chanson de son pays, de sa région d’origine, qu’il affectionne. Si le texte original de la chanson est en langue étrangère, traduction collective en français.

2) Invention de nouvelles paroles, en sollicitant les souvenirs et l’imagination.

3) Interprétation des chansons. (théâtralité, musicalité).

4) Interprétation avec les musiciens accompagnateurs de l’équipe artistique de Va Sano Productions: Sébastien Chenot, accordéoniste Valérie Da Mota, violoniste, Michel Glasko, accordéoniste, Boodjeman Guerdjou, guitariste et percussionniste.

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Deux participantes à la première édition de l’atelier:

Annie (d’origine italienne):

« J’apprécie les différentes étapes du travail. Tout d’abord la décontraction, l’échauffement physique et vocal, puis le travail sur l’articulation. On apprend beaucoup nous aussi! J’aime beaucoup l’idée de cet échange culturel, ce moment où chacune propose aux autres une chanson de son pays, pour la traduire ensuite en français. Je sens que ce travail peut aussi beaucoup développer la confiance en soi et l’assurance. »

Marie-Claire (d’origine française):

« Je suis très sensible à ce travail de ré-appropriation de la mémoire d’enfance et des racines. Ce travail collectif permet aussi de découvrir les différents pays des participants. Cet enrichissement collectif me semble essentiel dans une ZUP où le lien social doit toujours être encouragé, privilégié et revivifié. »